du 28 avril au 4 mai : de Belgrade à Dubrovnik

Du mercredi 28 avril au mardi 4 mai : de Belgrade, capitale de la Serbie, à Dubrovnik en Croatie, en repassant par la Bosnie et Mostar.

Au total, nous avons fait maintenant 9510 km à vélo depuis le départ.

Cartes, photos et journal de voyage de la semaine :

Mercredi 28 avril : Aujourd’hui on se pause, on se balade un peu dans Belgrade.

On profite du dernier jour avec notre hôte : quelques parties d’échecs et pas mal de discussions.

En fin d’après-midi on va à la station de bus, très en avance pour éviter de rater notre départ comme la veille où le bus est parti sans nous, complet, contrairement à ce qu’ils nous avaient annoncé. Après quelques discussions avec le chauffeur, on parvient à mettre les vélos dans les soutes et on est parti pour 11h de bus.

On a fait ce choix pour arriver à temps pour visiter le projet écologique qu’on doit voir prés de Dubrovnik, d’autant qu’on a déjà fait une partie de cette route en janvier et beaucoup de trajets dans les Balkans.

Attendre, toujours une bonne occasion pour travailler ses textes de rap !
Bus de nuit du mercredi 28 au jeudi 29 avril

Jeudi 29 avril : On arrive à Mostar vers 9h. On commence par aller échanger de l’argent, puis on se balade un peu.

Vers 14h on se rend chez Zdravko qui nous avait déjà accueilli en janvier. Une trentaine d’année, ingénieur informatique, footballeur et fêtard, c’est un des hôtes parmi les plus sympas qu’on ait rencontrés ! On sait qu’avec lui on passera des bons moments, qu’il nous fera rencontrer des amis à lui… bref, un beau week-end amical en perspective. De toute façon, à cause du test COVID à faire pas plus de 48h avant de passer la frontière pour la Croatie, à deux jours de vélos, c’est un peu compliqué de repartir avant le week-end. Ensuite, le samedi 1er mai tout est fermé et du coup on fera les tests lundi et on partira dans la foulée.

Zdravko bosse, donc on pose juste nos affaires et on repart en ville pour tenter de se baigner dans le fleuve Neretva, qui traverse Mostar et qu’enjambe le fameux vieux pont de la ville. Dans le haut de son cours, la Neretva est un des fleuves les plus froids du monde 🥶 (avec une moyenne de 7−8 °C pendant les mois d’été). Il prend sa source dans les montagnes enneigées et reste glacial ici. Son eau est extrêmement propre, avec une très belle couleur bleu-vert dans Mostar. Après pas mal d’hésitation, on ose y faire trempette en pleine ville !

Le célèbre pont de Mostar, au-dessus du Neretva, le “fleuve le plus froid du monde”.
On l’a fait !
Toujours les soins…
Mostar, du 29 avril au 2 mai

Vendredi 30 avril : On décider d’aller grimper sur une des montagnes qui entoure Mostar et qui a une croix en son sommet. La vue d’en haut est superbe. Mais il fait vraiment très chaud, alors une fois redescendus, on va faire un plouf dans le fleuve bien frais…

On va ensuite filmer un rap d’Elio au-dessus de la ville, dans les restes en bétons d’une vieille banque abandonnée, tous décorés de graffs.

Mostar vu d’une des montagnes environnantes.
On sent le poids du pêché originel sur ses épaules…
En haut !
Prêts à se rafraîchir un peu…
Un nouveau rap…
…au-dessus de Mostar.
En face, la croix où nous sommes montés ce matin.
Avec Zdravko.
“Vieux Mostar que j’aimais”, notre dicton préféré ici !!!

Samedi 1er mai : Barbecue à l’appart avec Zdravko et un de ses amis, Marko, suivi d’une soirée à laquelle se joignent Antonella et Sanja, deux filles très sympas. Tous les quatre ont entre 25 et 30 ans. Marko met une très bonne ambiance, il aime bien la musique et fait le “DJ” des soirées. Sanja parle quelques mots de français et elle est adorable. Antonella, moins bavarde, joue de la flûte traversière et, dixit Justin « a essayé de jouer de ma flûte sans succès (sans mauvais jeux de mot). »

Zdravko et Marko avec Justin.
Cours accéléré de bosniaque pour Elio…

Dimanche 2 mai : Ce matin on va se balader en ville. On a la chance de voir un homme sauter du pont de Mostar, un plongeon fameux et impressionnant.

L’aprem, on va voir Zdravko faire un match de foot et on passe quelques heures à jouer au foot avec des jeunes rencontrés sur place. Le soir on refait une soirée, notre dernière à Mostar !

Vu du pont, aux alentours de 20h.
Lundi 3 mai

Lundi 3 mai : Ce matin on va faire les tests COVID, avec quelques complications car on découvre qu’à cause du 1er mai un samedi, ce lundi est férié…

On y parvient finalement, mais ce sont, avec ceux qu’on a fait la semaine précédente à Belgrade, les tests les plus chers qu’on ait eu à faire depuis le départ ! A 150€ par personne à chaque fois, c’est vraiment un problème pour notre budget, qui va nous consommer toutes nos réserves et met en risque la fin du voyage, mais nous n’avons pas le choix : pour rentrer par la route, il faut passer des frontières, quel que soit l’itinéraire.

On rentre à l’appart, pour manger et charger les vélos, puis à 14 h on va chercher nos résultats comme prévu. Mais finalement on nous fait attendre jusqu’à 16h30 pour les récupérer.

On part donc assez tard, mais on roule un maximum et on arrive à faire plus de 40 km. On roule le long du Neretva, la route est super belle. Bien plus agréable que la route empruntée deux mois plus tôt pour aller dans la même direction.

Le soir on dort sur la rive du fleuve, bercés par les chants des grenouilles.

Au revoir Zdravko.
Route le long du Neretva.
Soirée grenouilles.
Mardi 4 mai

Mardi 4 mai : Ce matin on part tôt pour boucler les 85km qui nous séparent de Dubrovnik.

On franchit la frontière sans soucis après quelques montées assez rudes, puis on aperçoit enfin la mer, vue magnifique sur cette côte Est de l’Adriatique, avec toutes ses îles et presqu’îles. On longe la côte jusqu’à Dubrovnik sous un superbe soleil.

En fin d’aprem, on rencontre un cycliste qui est parti de Hollande il y a 1 mois et qui se dirige vers… la Chine !

Le soir on cherche un endroit où planter la tente, mais c’est impossible à trouver autour de Dubrovnik, car tout est construit et les forêts sont sur les flancs des montagnes.

Finalement, grâce à nos contacts en Croatie, on parvient à trouver un jardin chez quelqu’un. Dodo !

Au réveil.
Au fond, la route de l’échec en janvier (taillis qui nous avaient taillés en pièce + refoulement à la frontière + pluie intense)
Tout le confort moderne en bord de route.
Arrivée sur la côte adriatique.
Bien lire les consignes en bord de route et…
…toujours les respecter !
Trois cols, du soleil, beaucoup de kilomètres : il faut se rafraîchir la tête…
Approche de Dubrovnik.
Au port…

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