du 24 au 30 mars : de la Bulgarie à la Roumanie, Bucarest

Du mercredi 24 au mardi 30 mars : Passage de la frontière pour entrer en Roumanie, 22ème pays traversé, exemption de quarantaine et découverte de Bucarest.

Au total, nous avons fait maintenant 8300 km à vélo depuis le départ.

Cartes, photos et journal de voyage de la semaine :

Mercredi 24 mars : Le matin, on quitte Veliko Tărnovo à contrecœur. Ce fut cool, mais très bref avec notre hôte, qui nous offre des bracelets en souvenir. On va récupérer nos tests PCR le matin. Journée de vélo.

Le soir, on dort dans une sorte de grand hangar prêté par des gens qui nous ont accueillis après une sorte de porte-à-porte. Au milieu de la nuit, Elio se réveille et aperçoit une silhouette qui s’immobilise quand elle le voit bouger. En fait ils sont deux. C’est très inquiétant. Elio, tremblant caché dans son sac de couchage, communique par SMS avec un numéro d’urgence en France trouvé sur Internet, une femme lui répond et lui pose des questions. Il explique finalement qu’il enverra un message si la situation ne tourne pas bien. Elle l’informe un peu plus tard qu’elle a prévenu Interpol ! ah, ah ! “Jamais je ne lui ai demandé.” Finalement, les silhouettes menaçantes disparaissent et Elio se rendort – Justin n’a même pas ouvert un œil. Un peu plus tard dans la nuit, nous sommes réveillés par deux policiers bulgares, alertés par Interpol – et auprès desquels nous sommes obligés de nous justifier. Le lendemain ceux qui nous ont proposé de dormir dans le hangar nous disent que ce n’était pas du tout normal qu’il y ait des gens qui soient entrés de nuit. Il y avait peut-être des raisons de s’inquiéter.

Des provisions offertes par nos stambouliotes… devinez ce que c’est !
Le hangar de la peur.
Que cherchaient-ils ?

Jeudi 25 mars : On retrouve la neige – et la boue ! – en allant jusqu’à Ruse (Roussé, en français), la ville-frontière avec la Roumanie. Le soir, on dort à la belle étoile, juste à côté de la ville, dans un début de forêt. Première nuit à la belle étoile depuis… la Finlande et la nuit sous la pluie ! Il faisait beaucoup plus froid. Vous vous souvenez ? Je parie que non 😉

Printemps et T-shirts : raté !
Un raccourci…
Première belle étoile depuis le 10 octobre…

Vendredi 26 mars : Après la traversée du grand pont sur le Danube, on passe la frontière sans difficulté, en montrant les documents mentionnant le tournage (lettre de la société de production, contrat…). On réussit à s’éviter une quarantaine de 10 jours, avec beaucoup de contrôles semble-t-il et l’interdiction de sortir : exception prévue par le Ministère de l’intérieur roumain pour les équipes de tournage – bon, en fait, c’est simplement JP qui nous rejoint pour filmer le voyage 😁, mais c’est tout de même un tournage…

Le soir, on dort sur un coin d’herbe près d’une station essence, endroit proposé par le patron de la station.

Le beau Danube bleu.

Samedi 27 mars : On pensait partir très tôt et arriver à l’appart prévu par JP à Bucarest avant lui, mais, on est réveillés par le mec de la station-service à 10h. On avait oublié de mettre un réveil. On se prépare vite et on part.

On roule 80km jusqu’à Bucarest, il fait beau c’est agréable.

On retrouve JP en fin d’après-midi. L’appart est grand et sympa. On va faire des courses et on se fait une soirée de retrouvailles.

L’immeuble où nous logeons à Bucarest (au 1er, avec le petit balcon en angle, la fenêtre de notre chambre)

Dimanche 28 mars : On va visiter un peu le centre historique de Bucarest. C’est une ville très contrastée. Beaucoup d’immeubles ou de belles maisons 1900 ou des années 30, parfois en très mauvais état, et dans toute sorte de styles architecturaux. Et d’immenses avenues « modernes » assez laides. Certains immeubles du centre sont en très mauvais état.

JP nous invite à déjeuner dans un restau du centre, au décor néogothique – mais on ne mange qu’en terrasse à cause du COVID.

Dans l’après-midi, on va visiter un projet qui est en fait un « bar à chat », dont le nom est Miau ! Il y a un grave problème d’abandon d’animaux domestiques en Roumanie, chiens et chats. Les filles qui portent ce projet sont vegans et très engagées sur les questions écologiques, avec bien sûr la dimension de l’éthique animale, mais on n’est pas complètement convaincus par la cohérence écologique de la sauvegarde des chats…

On passe pas mal de temps à l’appart le soir, pour préparer la suite du voyage avec JP et parler de ce qu’on va filmer.

L’architecture d’inspiration traditionnelle dans les années 1900.
…et dans la rue d’à côté, les années 80, ici de sinistre mémoire.
Une des rares églises orthodoxes ancienne – beaucoup ont été détruites.
Quelques photos captées au passage avant de se faire jeter dehors par une sorte de sorcière qui gardait la porte…
Déjeuner avec JP, sur la terrasse…
…d’une brasserie néo-gothique, célèbre à Bucarest.
JP a décidé de nous alimenter, oubliant qu’on s’est gavé à Istanbul !
Le célèbre beignet roumain de Bucarest… mais à l’appart, c’est fruits et légumes.
Miaou… le projet écolo-chat avec lequel celui de Zagreb nous a mis en contact.
Chaque chat a droit à son mobile, pour mieux pouvoir se resocialiser.
Les interviews, ça nous connaît maintenant…
…mais les gens veulent aussi toujours qu’on parle de notre voyage.

Lundi 29 mars : On va en ville rencontrer deux jeune gars, Arthur et Louis, qui ont un projet assez similaire au nôtre. Après avoir terminé leurs études d’ingénieur à Tarbes, ils ont fait en stop un itinéraire du même genre que nous, visité quelques projets écologiques dont certains où ils ont travaillé en donnant un coup de main plusieurs semaines et vont maintenant poursuivre leur itinéraire à vélo. Petit signe de ralliement sympa, ils se sont teints les cheveux en blond il y a quelques mois, pour faire comme nous !

On déjeune ensemble dans un resto sur un toit d’immeuble, puis on va voir l’écrasant palais du Parlement construit sous l’ère Ceausescu et le quartier alentours, dans un style néo-classique très lourd. Toute une partie de la ville ancienne, dont plein d’églises assez belles et des quartiers qui avaient paraît-il beaucoup de charme, a été rasée dans les années quatre-vingt et remplacée par ces immeubles et des avenues immensément larges.

Arthur et Louis, club des blonds !
Le gigantesque et très ringard palais du parlement, qui n’était même pas terminé au moment de la révolution de 1989 !
Un style proche de Bofill, mais en plus énorme.
Un graphe célèbre qu’on retrouve un peu partout à Bucarest et ailleurs.

Mardi 30 mars : On a un échange en visio avec nos correspondants de la classe de terminale, qui nous posent des questions sur le projet « Miaou ! ». On a ensuite une interview avec le journaliste de Centre presse, qui va faire bientôt un article. JP nous filme à la mi-journée : nous parlons de ce que nous avons vécu ces dernières semaines.

L’aprem on va faire du spikeball dans un parc vers le sud de la ville, avec Arthur et Louis et plein de jeunes sympatoches. On a prévu de partir seulement jeudi matin pour la Transylvanie, parce qu’on a encore pas mal de choses à faire demain avec JP.

Dans l’appartement.
Ce sport est connu sous le nom de Spikeball, qui est en fait le nom du fabricant l’ayant popularisé.
Sur un petit espace, mais ça sollicite énormément.

4 commentaires

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  • Excellent, vous avez usé de la même ruse que les américains qui avaient voulu exfiltrer les otages d’Iran et avzient fait croire à un tournage de film ! Si vous avez un peu de temps pour regarder la TV, ce film s’appelle argo.
    Plein de bises

    • Alors, oui, on regardera ce film quand on pourra… mais dans notre cas, ce n’est pas vraiment une ruse parce que nous avons passé la frontière pour retrouver JP qui nous a beaucoup filmés à Bucarest et va continuer pendant les prochains jours. C’est que notre voyage, c’est aussi ce film qui le racontera à sa façon. Bises.

  • En réponse à la devinette, j’opte pour de la saucisse non ?!
    ça fait du bien de voir vos trombines les garçons !
    Des gros bisous. Profitez bien de ces quelques jours avec Jean Pierre.

    • Alors désolés, mais ce sont des noix et des noisettes dans une sorte de gélatine sucrée, pas vraiment des saucisses… Et oui, pour l’instant on profite très bien de Bucarest, même si JP nous fait beaucoup “bosser” pour le film ! Bisous.